Mais que fais bébé ? Il n’est toujours pas là !!!!
Il doit être bien au chaud chez maman ! Mais maman en a marre, il faudrait peut être se décider ?
Hein ?
Aujourd’hui, vu que bébé ne veut pas venir au monde par lui-même, mon gygy a programmé une césarienne pour le
début de l’après-midi (je ne peut plus « bénéficier » du déclenchement ayant déjà eu une césarienne pour la première).
Aucun stress, je connais déjà… mais je suis tout de même un peu angoissée…
Début d’après-midi, papa et moi attendons qu’on vienne me chercher, mais personne… Alors on attend, attend, mon angoisse grimpe, grimpe, je stresse de plus en plus … Et finalement en fin d’après-midi, on vient me chercher.
C’est parti !!! Je regarde défiler les néons, j’entends les portes qui claquent… On m’installe dans un coin, c’est tout juste si on ne m’adresse pas la parole… Au bout d’un certain temps, un homme en blouse blanche (ils ont tous des blouses blanches) vient vers
moi… Faudrait pas qu’il me parle… J’en déduis donc que c’est l’anesthésiste (de garde), aimable comme une porte de
prison…
Il met un temps fou à me poser ma rachi… « madame, faite le dos rond… ». A
ma grande surprise, cet homme sait parler… Je m’exécute mais c’est pas facile quand
on est stressée et quand on se les pèle, non ? Ah, enfin, après marmonnages et trifouillages dans mon dos (normal pour une rachi, me direz-vous) il a réussit….Alléluia !! Et moi, je l’ai sentit…
oupppsss, ça tourne d’un coup, j’ai envie de vomir… Et la gentille infirmière me dit que c’est normal, que j’ai une grosse chute de tension, mais que ça va passer…
Je commence à sentir les effets de la rachi, mes jambes deviennent de plus en plus lourdes… Alors, on me déplace jusqu’au bloc opératoire (de couleur bleue).
Je m’en souviens comme si c’était hier ! Le personnel du bloc est sympa, on m’installe, on me
« branche »… bref tout le nécessaire… Je fais tout bipper car j’ai froid et que je suis stressée… On me rassure.
Arrive enfin gygy, il me salut et disparaît derrière le champ opératoire placé devant mon
ventre… Il me prévient qu’il va commencé, que je vais sentir des choses mais que je
n’aurais pas mal !!! Je le sais déjà, mais ça surprend toujours, car on « ressent » que l’on nous touche mais on n’éprouve aucune douleur !
J’entends tous les bruits de derrière le champ opératoire… Ca s’active de plus en plus de l’autre côté… Une infirmière vient me prévenir que l’on ne va pas tarder à faire sortir le bébé… A ce moment là, je sens une forte pression sur mon ventre, et puis… j’entends, je l’entends… Il crie… Il n’est pas content d’être
dérangé un plein sommeil bien au chaud dans le ventre de maman (il est 16h30) !!!
On me le montre, je peux l’embrasser, mais pas le prendre, j’ai le brassard a tension qui me bloque (j’ai les
bras en croix…). Je le vois 30 secondes à peine, je pleure, je le trouve plus petit
que sa sœur, et on l’emmène faire ses soins, tout en me rassurant qu’on me donnera de ses nouvelles.
A peine 5 minutes plus tard, l’infirmière m’annonce que mon petit garçon se porte comme un charme et qu’il pèse
4 kilos 490 pour 54 centimètres. (Oupppss, finalement, il est bien plus gros que sa sœur). Et là, je me dis, qu’heureusement qu’il soit pas né par voix basse, car j’en aurais sacrément
bavé.
La césarienne ne s’arrête pas à la délivrance du bébé (c’est même la partie la plus courte), maintenant, il
faut me recoudre… J’entends que ça rigole de l’autre côté mais moi, je suis un
tantinet déconnecté... Ca prend du temps, car on ne me pose pas d’agrafes mais des fils résorbables (merci, monsieur le gygy) !!! On me nettoie, mon gygy me félicite pour mon beau bébé et
s’en va !!!
J’ai droit à un passage par la salle de réveil car je ne suis pas super top, et j’ai très froid. Du coup on me
place près d’une fenêtre (il fait super beau) et sous couverture chauffante… Je vois
défiler du monde en salle de réveil, moi j’y suis restée 1 heure avant de pouvoir retourner dans ma chambre pour enfin voir mon bébé et le reste de ma petite famille (il est maintenant 18 heures
30).
Ma fille s’est inquiétée de ne pas me voir revenir tout de suite avec le bébé, et à même pleurer à chaudes
larmes car j’avais une tête de déterrer.
Mais malgré tous ces moments, parfois difficiles, je garde au plus profond de moi-même un souvenir impérissable
de la naissance de mon second enfant.
La douleur, la crainte et la peur s’effacent pour laisser la place aux souvenirs.
Je t’aime mon fils.
JOYEUX ANNIVERSAIRE MON PETIT MAEL !!!!